Gel, grêle, canicule, sécheresse : de colossaux impacts pour la vigne

Le climat, source de tous les maux
Gel, grêle, sécheresse : face à la multiplication et à la violence des aléas climatiques, les Vignerons Indépendants de France appellent le Premier Ministre à changer de doctrine. Il faut cesser de courir derrière les catastrophes et armer les entreprises pour y résister. « Les entreprises viticoles sont à ciel ouvert, en première ligne face au dérèglement climatique. Aujourd’hui, le premier risque qui menace leur compétitivité et leur pérennité n’est plus le marché : c’est le climat. Nous ne pouvons plus attendre » précise Jean Marie Fabre, Président des Vignerons Independants de France
Gel, grêle, sécheresse
Gel, grêle, sécheresse : les trois principales menaces sont identifiées. Et des armes existent. Des outils physiques de protection sont aujourd’hui techniquement éprouvés et peuvent permettre, selon les dispositifs et les conditions, des niveaux de protection allant jusqu’à 90 %. Pourtant, crise après crise, le même scénario se répète : les dégâts surviennent, les pertes sont comptées et le guichet de crise rouvre.
Depuis deux ans, les Vignerons Indépendants alertent et portent des propositions. Ils demandent aujourd’hui de changer de logique : passer de la réparation à la prévention, du guichet de crise au moteur de résilience. « Nous ne pouvons pas être les soldats du climat sans armes et sans moyens. La filière ne demande pas un chèque : elle demande les moyens d’investir pour se protéger. Nous n’avons pas besoin d’un État pompier perpétuel, mais d’un État stratège. » Les Vignerons Indépendants en appellent directement au Premier ministre pour engager une politique nationale ambitieuse d’investissement dans la protection des exploitations face au gel, à la grêle et à la sécheresse.
« Le climat ne nous attend pas. La rentrée doit être celle de l’action. Face à cette menace, il est temps de passer en mode commando climat. »
À propos des Vignerons Indépendants de France
Les Vignerons Indépendants représentent près de 60 % de la production viticole française et près de 7 000 domaines dans l’ensemble des vignobles français. La viticulture est le premier employeur des territoires ruraux après l’administration. Profondément ancrées localement et non délocalisables, ses entreprises font vivre tout un écosystème économique dans les territoires. Avec plus de 11 milliards d’euros d’exportations de vin en 2025, la viticulture fait partie des 3ers secteurs de la puissance commerciale française.