Domaine de Torraccia
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On a du mal à imaginer que ce sublime vignoble de mer n’était qu’un méli-mélo de ronces et de buissons avant que Christian Imbert ne le transforme en une approche du paradis terrestre. Le microclimat marin, le respect absolu de l’environnement dans le travail de la vigne, les gestes les plus traditionnels de la viticulture européenne quotidiennement réinventés, tous ces facteurs expliquent le naturel des vins produits ici. Légèrement en retrait, le millésime 2004 ne confirme pas les progrès amorcés ces deux dernières années. Les vins : le blanc 2004 peine à trouver une palette aromatique franche, la quantité de raisin du millésime y étant sûrement pour quelque chose. De couleur légèrement évoluée et de demi-corps, le rosé du même millésime manque de fruité. En 2001, le rouge exprime des notes sauvages et de garrigue, avec une texture conforme au millésime mais sur des tanins décalés. Plus riche, l’Oriu se révèle complexe sur des notes lardées, fumées et de tapenade, mais toujours avec ce petit problème d’intégration des tanins.